Issue d’un milieu de poètes et d’intellectuels, Anna Mark a étudié la peinture à l’Ecole des Beaux-arts de Budapest, puis exercé le métier de décoratrice de théâtre. Elle a quitté la Hongrie en 1956. Après avoir séjourné à Sarrebruck, elle s’est installée en 1959 à Paris, où elle vit et travaille aujourd’hui.
Après avoir peint à l’huile, elle s’intéresse à d’autres techniques : gravure, dessin à la plume, relief de poudre de marbre, pastel, gouache. Elle réalise une œuvre abstraite, marquée par une construction architecturale.
Les gouaches d’Anna Mark sont marquées, au fil des ans, par une double évolution : dans les formes (d’une forme centrée au dialogue de deux ou plusieurs formes qui s’articulent autour d’un vide) et dans les couleurs qui ont évolué du noir aux couleurs de terre, puis , à partir de 2012, aux rouges lumineux (gouaches nommées d’abord Rouges de Pompéi). Dans ces dernières œuvres, la géométrie architecturale dévoile une fantaisie de nuances qui s’emboitent, s’entrechoquent, s’allient, se fondent. Les vibrations lumineuses participent à cette alchimie mystérieuse pour nous donner à voir une œuvre qui irradie, illumine l’espace jusqu’à nous.
Né en 1977 en Hongrie, Illés Sarkantyu vit et travaille en France.
Les problématiques de l’absence et de la présence, de la mémoire et de l’héritage nourrissent le travail d’Illés Sarkantyu qui se distingue par sa précision, sa maîtrise de la lumière et de la technique. La sophistication n’en est cependant pas le but. Cet usage précis de la photographie n’en fait plus un moyen de reproduction, mais l’outil d’un accès amplifié au monde.
Se faisant tour à tour enquêteur, historien, archéologue ou simple témoin, Illés Sarkantyu exhume des images et traces d’histoires qu’il revisite à travers ses propres photographies. Ses images fonctionnent comme des indices dans un effort de reconstitution d’un récit ou d’un moment donné, comme en une tentative de compenser le déficit des mémoires.
llés Sarkantyu n’aime pas l’art pour l’art mais pour l’éveil. Oui, pour reprendre une expression fameuse, “l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art”, parce qu’en lui se développe le souci du monde.
Pierre Wat
ACTUALITES
Art Brussels 2026, du jeudi 23 avril au dimanche 26 avril 2026.
« Vibrer », Galerie La Forest Divonne – Bruxelles du 26 février au 11 avril 2026.
Né en Hongrie en 1933, Alexandre Hollan s’est installé à Paris en 1956. Il développe depuis plus de cinquante ans une œuvre très profonde qu’il nomme sa « Recherche ». Une recherche de la vibration invisible des arbres et des choses : aller jusqu’aux limites du « visible » pour rejoindre la vraie nature de ce qu’il regarde. Cette œuvre majeure, se construit à travers deux motifs inlassablement repris : celui de « l’arbre » et celui des natures mortes, qu’il appelle les « Vies silencieuses ».
Le dialogue d’Alexandre Hollan avec de nombreux poètes tels qu’Yves Bonnefoy, Jacques Ancet, Philippe Jacottet ou Claude Louis-Combet a donné lieu à plus de 40 publications de livres d’art et d’artistes. De nombreux musées européens ont exposé son travail et acquis ses œuvres pour leur collections.
Jeff Kowatch, né en Californie en 1965, s’est installé en Belgique en 2002 après avoir travaillé à New York pendant une dizaine d’année. Il développe une peinture de coloriste marquée par les grands abstraits américains, de Mark Rothko à Brice Marden et, pour la technique, par les grands peintres flamands, Rembrandt en particulier, dont il s’est réapproprié les recettes d’huile de lin, qui donnent à sa peinture un effet particulier de profondeur et de transparence, propre aux glacis du Nord.
Récemment, Kowatch a développé un corpus d’œuvres réalisées à la technique du bâton à l’huile sur dibond (plaque d’aluminium). Ces œuvres attirent le regard par l’utilisation de formes généreuses et de couleurs incroyablement lumineuses dont les couches se superposent les unes aux autres. Grâce à cette technique, l’huile est concentrée dans un seul bâtonnet, ce qui permet d’utiliser la peinture à l’huile sous une forme sèche, tout en conservant l’intensité des pigments.
« Jeff Kowatch témoigne d’une recherche aussi exigeante qu’originale : celle de la musique du monde. Tantôt tonitruante et féroce; tantôt délicate dans ses polyphonies. Un monde de lumière qui évoque aussi bien le Monet tardif et ses nymphéas féeriques que le Rothko mystique qui dénoue dans ses champs de couleurs pures la diversité d’un monde voué au seul spirituel. Entre l’assomption jubilatoire des pastels luxuriants et la calme méditation des grands tableaux où les formes trouvent leur équilibre passe une même respiration. »
Michel Draguet, Directeur Général des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, extrait du texte « Plénitude et mascarade colorées », paru dans le catalogue » Jeff Kowatch Full Circle » 2018. En mai 2024, la prestigieuse maison d’édition Skira lui publie une importante monographie retraçant la carrière de l’artiste depuis ses débuts. Et durant l’été 2024, La Boverie (Liège), met en avant le travail de Kowatch dans son exposition « Abstract » comme l’un des artistes majeurs de l’abstraction contemporaine.