Guy de Malherbe

Né en 1958, vit et travaille à Paris et dans la Sarthe.

Les rochers, qu’ils soient falaises ou fragments, éboulis ou coquillages ont pris une place de plus en plus importante dans l’œuvre de Guy de Malherbe ces dix dernières années. A travers la peinture – son mouvement, sa couleur, sa matière -, l’articulation entre le minéral et l’organique et l’interprétation onirique des formes apparaissent peu à peu comme une des principales préoccupations de l’artiste. Depuis 2019, Guy de Malherbe a développé un important ensemble d’œuvres, rassemblées sous le nom de « Reliefs ». Un mot qui évoque encore les rochers et les paysages des peintures précédentes, autant qu’il désigne les reliefs de repas qui composent cette exposition : des huîtres, des côtelettes d’agneau et des assiettes d’artichauts. Les reliefs de repas n’est sont que l’aboutissement naturel des dix dernières années de recherche : les huîtres ne sont-elles pas un organisme qui devient un minéral ? Une forme de vie qui devient pierre ? On retrouverait même dans les cercles concentriques qui les composent, le rythme des strates de calcaire qui structuraient les falaises précédentes. Dans d’autres toiles, d’étonnants mille-feuilles en reprennent encore la structure et l’onctuosité. Les reliefs deviennent la porte d’entrée vers un univers onirique, ou métaphysique. En allant d’une figuration réaliste jusqu’aux limites de l’abstraction, ces peintures ne laissent pas de côté un surréalisme à la Buñuel amenant Guy de Malherbe à suggérer qu’il entretient un rapport comestible à la peinture, alors qu’il se représente volontiers, non sans humour, sous la forme d’une pâtisserie.