ACTUALITÉS
Né en Tunisie en 1947, Ofer Lellouche s’installe à Paris avec sa famille à l’âge de 14 ans, pour des raisons politiques. Il y poursuit des études de mathématiques et de physique au collège Saint- Louis. En 1966, deux mois avant ses examens finaux, il quitte brusquement la France, fuyant une expérience traumatisante, et s’installe en Israël. Il y découvre un attachement profond au pays et à sa langue.
Pendant son service militaire, il participe à la guerre des Six Jours, puis à la « guerre d’usure ». Il tombe alors gravement malade et est réformé. C’est durant sa convalescence qu’il se tourne vers la peinture, dans un geste viscéral et vital. Il se forme auprès de Yehezkiel Streichman, figure majeure de l’abstraction lyrique, à l’Institut d’art Avni de Tel Aviv. Il retourne ensuite à Paris, où il approfondit son apprentissage de la sculpture dans l’atelier de César, tout en obtenant un master de littérature consacré à l’œuvre de Stéphane Mallarmé.
Pierre Restany lui a consacré plusieurs textes, soulignant sa capacité à exprimer une intériorité universelle à travers des formes d’une grande rigueur plastique. Ses œuvres ont été exposées dans de nombreuses institutions internationales, parmi lesquelles la Fondation Gulbenkian de Lisbonne, la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, le Musée des Beaux-Arts de Tel Aviv, et plus récemment une importante exposition rétrospective au Musée Albertina de Vienne.
Actualité
Art Brussels 2026, du jeudi 23 avril au dimanche 26 avril 2026.
Jean-Marie Bytebier (1963) a étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Gand (Belgique). Il vit et travaille à Gand. Sa peinture s’inscrit dans l’histoire des grands paysagistes, flamands en particulier, mais aussi italiens ou britanniques. Bytebier assume l’héritage historique de ce sujet essentiel de l’art occidental, en lui apportant un regard profondément contemporain : par ses cadrages, par ses formats et par ses textures, qui plongent le spectateur dans un espace à la fois familier et mystérieux, aérien et flottant. Les grandes bandes blanches récurrentes dans ses tableaux affirment le rôle du tableau comme « fenêtre », sans qu’elle soit ouverte ici sur une perspective, mais sur une émotion intérieure, intîme et spirituelle.
Jean-Marie Bytebier a remporté le prestigieux prix de la Jeune peinture belge en 1988. Il a exposé, entre autres, à l’Abbaye de Fontevraud, au Musée d’Art contemporain d’Anvers, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles (Bozar), au Grand Hornu et au Musée d’Ixelles qui lui a consacré une exposition personnelle en 2016.
Caribaï est une artiste peintre franco-vénézuélienne née à Tokyo en 1984. Durant sa prime enfance dans la capitale nippone, les jeux d’ombre et de lumière à travers les fenêtres en papier (shôji) de la maison traditionnelle où elle habite nourrissent son imaginaire en devenir. Elle obtient en 2008 le Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique. Elle s’initie également à la peinture et à la calligraphie chinoise durant quatre ans auprès d’une Maître taïwanaise et s’imprègne de l’esthétique traditionnelle du paysage extrême-oriental. Après des études aux Beaux-Arts, elle étudie la gravure à Bruxelles où elle vit pendant neuf ans. Elle se rend régulièrement à Florence pour approfondir la technique de la fresque qu’elle affectionne particulièrement.
Enrichie de toutes ces influences, Caribaï développe un travail très personnel. Si le papier, matériau extrême-oriental par excellence, est le support principal de son travail artistique, elle a développé une approche technique composite propre, mêlant collage, peinture et gravure.
Ses œuvres font partie de collections privées au Japon, aux Etats-Unis, en France, en Belgique, en Allemagne, en Suisse et en Italie.
En 2021, le Musée des Arts Asiatiques de Nice lui consacre une exposition personnelle monumentale intitulée « L’empreinte du vent ». À cette occasion elle créée l’oeuvre homonyme inédite composée de 43 panneaux installés sur 33 mètres ainsi que Monde flottant, installation d’intissé et papier japonais à plus de 5 mètres de haut. Par la suite, le Musée fait l’acquisition d’un triptyque qui fait désormais partie des collections permanentes du musée.
L’exposition est completée par l’édition d’un ouvrage d’une quarantaine de page intitulé Caribaï – L’empreinte du vent, chez Silvana Editoriale.
« Ma peinture ouvre sur un monde intérieur fait de transparences, de légèreté, de mouvements tectoniques, de traces et de reliefs, de gouffres. Elle donne à voir et à ressentir un cheminement intime, sur le fil, silencieux.
Elle se nourrit de réminiscences de sensations.
D’abord, il y a un moment de rencontre avec le monde, vécu avec intensité, dont je m’imprègne.
Puis l’oubli gomme la précision tranchante du réel. Je cherche un langage fait de papiers froissés, d’encre, de reliefs et de traces, pour donner forme à ces moments effacés et qui pourtant ont laissé leur empreinte.
Ce travail de remémoration et de condensation tente de restituer l’énergie de ces moments. Il ne s’agit pas d’un paysage spécifique, ou de reconnaître un objet particulier, mais plutôt, comme les peintres orientaux le font si bien, il s’agit de recueillir en soi et de laisser ressurgir, dans un mouvement de transformation, cette énergie première.
A travers la lente élaboration d’une composition alliant peinture, collage et gravure sur le support du bois (série Dépaysages), la superposition de voiles de papiers japonais que je peins (série Ouranos ), ou encore des installations (Ecran – rêve , Monde – flottant ). »
Avril – Août 2021
ACTUALITES
Art Brussels 2026, du jeudi 23 avril au dimanche 26 avril 2026.
Valérie Delarue intègre les Beaux-Arts de Paris, en tant que peintre, puis rejoint rapidement l’atelier de sculpture de George Jeanclos. Pendant sa formation elle suit un cycle artistique à Oackland aux Etats-Unis – dans l’atelier de Viola Frey, où elle se familiarise pour la première fois avec la céramique.
Bouleversée par un travail, autour des sous bois de Nicolas Poussin, qui la ramène aux fôrets sarthoise de son enfance, elle découvre le travail de la terre, ce qui la mènera dès la sortie des Beaux-Arts en 1995 à la céramique, médium qui la passionne depuis.
Valérie Delarue acquiert au fil du temps une connaissance intime et experte des subtilités techniques de la céramique. Aujourd’hui, elle est une référence dans son domaine.
« Plonger les mains dans l’argile, c’est construire et préserver un monde à soi, à l’abri de la frénésie qui nous entoure. C’est un acte animal, charnel, où le geste fait surgir la vie et par là retrouve l’humain. »
— Valérie Delarue
« Tout l’art de Valérie Delarue consiste à résoudre des forces conflictuelles en un tout harmonieux. Parallèlement à la sculpture céramique, elle renoue un dialogue pertinent avec le dessin, avec son art éblouissant du pastel par la grâce duquel elle fait naître l’aube d’un monde réconcilié, où l’humain et le minéral semblent pouvoir s’accorder finalement en une unité indistincte. »
— Frédéric Bodet, Conservateur de collections, Critique d’art, Commissaire d’exposition
ACTUALITÉS
Né en 1962, Kuijpers est un artiste, sculpteur et designer flamand, résidant à Malines.
Il est célèbre pour son utilisation très pure de la pierre et de l’acier. Il transforme la matière la plus massive et la plus brute en un poids presque plume, en profitant de ses qualités intérieures pour la manipuler, renversant ainsi notre perception des matériaux. Par ses oeuvres, Kuijpers nous donne à voir l’éternité contenue dans un bloc de marbre, et réveille en nous la mémoire géologique qui relie l’homme à l’univers.
« Chasseur de pierres, poète d’une nature recomposée, Gerard Kuijpers, a conçu pour Fontainebleau deux véritables ballets minéraux. Présentées en majesté, comme autant de trésors et de pierres précieuses, les Dancing Stones semblent défier les lois de la pesanteur et échapper à leur balancement à l’attraction terrestre. Leur danse d’astéroïdes imprègne leur environnement de merveilleux. Issues de carrières européennes en activité, elles évoquent à la fois l’art de bâtir et la poésie des ruines, conférent au jardin une atmosphère quasi magique. » Jean Marc Dimanche, p. 26, BeauxArts Magazine, Hors série, mai 2023.
ACTUALITÉS
Le bel été, Galerie La Forest Divonne – Paris, du 22 janvier au 28 février 2026.
Valérie Novello est née en 1971 à Paris. Elle vit et travaille à Gentilly.
Plasticienne franco-italienne née en 1971, Valérie Novello développe une œuvre d’une très grande sensibilité, à la frontière de la sculpture, de la peinture et du dessin. Diplomée de l’Ecole Nationale des Beaux Arts de Paris, Novello a construit patiemment, dans le secret de l’atelier, une œuvre riche, diverse et profonde révélée au grand jour depuis 2019 par ses nombreuses expositions en Belgique, en Italie, en France et à Taïwan. Une découverte précieuse et délicate qui s’attache à révéler avec poésie la présence des souvenirs et des choses sous des strates de papiers et de pigments.
Principalement graphique, son œuvre se déploie aux limites du dessin et de la sculpture, associant dans le traitement du papier des techniques de dessins et de bas-reliefs, et poussant le territoire du dessin vers les domaines du verre, de la cire et du plâtre, au travers d’œuvres souvent monumentales.
Les Restes
Les restes font écho à une vérité passée, à ce qui a été – choses enfouies, lieux abandonnés, paysages, corps, ruines – à travers l’opacité du temps. Ils sont la mémoire des choses et la mémoire des êtres, dans leur fragilité. Il y a dans les restes la présence d’un mystère. De quoi sont-ils les restes ? De quelle image sont-ils le signe ? Si tout ne peut être expliqué, si tout ne peut être atteint, je cherche à donner forme à une image mentale – lointaine et originelle – qui m’obsède. Je cherche à m’en approcher, à la dévoiler et la révéler dans le présent. De cette image originelle ne se livrent que les restes, incomplets, morcelés, fragmentés. Chaque nouvelle création est la quête de ce que je ne peux qu’imaginer et reconstituer en fouillant la matière – ou les matières : organiques, géologiques, généalogiques. C’est un travail à renouveler sans cesse.
Valerie Novello