Arthur Aillaud

Né en 1973. Vit et travaille à Paris.
L’œuvre d’Arthur Aillaud procède par juxtapositions : une zone géométrique monochrome sur un paysage. Chaque espace est une surface de découpe d’une autre surface. Ce recadrage à l’œuvre dans les tableaux construit plutôt un décadrage, il permet une distance critique sur le sujet. La représentation est mise en question. L’organisation architectonique des éléments de figuration et de non-figuration, dans un rapport de stricte égalité picturale et à des fins de composition, tend à inverser, voire à brouiller, nos codes de lecture. L’équilibre précaire qui s’installe entre les espaces de muralité et les points de vue, dans la profondeur de champ, de paysages naturels ou urbains, révèle toute la fragilité du réel. La peinture devient son propre décor où le trompe l’œil n’est plus un artifice mais l’organe principal d’une rythmique interne au tableau. Le béton donne le ton et fait résonner les panoramas. L’artiste joue ainsi le végétal, ou le minéral, contre l’architectural… tout contre.