François Cante-Pacos

Artiste français, né en 1946, à la fois peintre, sculpteur et designer. Dans les années 1970, il signe les meubles de Pierre Cardin et crée le sigle de son fameux «Espace», où le grand couturier exposera régulièrement ses oeuvres.

Cante Pacos innove, expérimente, avec tous ces matériaux nouveaux qui portent sa créativité : plastique, résine, polyester… on lui commande des sculptures monumentales : Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, Gare Montparnasse, tours modernes du quartier d’affaires de la Défense… Tandis que de nombreuses galeries montrent ses oeuvres et les exposent dans de grandes foires et évènements (Australie, France, Nouvelle Zélande, Mexique, Allemagne, USA…)

Dans le milieu du Design, c’est en 2018 qu’il rebat les cartes en produisant des meubles, conçus dans les années 1970 mais jamais encore construits. On redécouvre Cante Pacos le designer, et tout le succès que ses meubles avaient déjà remporté quelques décennies plus tôt sous la bannière de Cardin. Des créations à la fois contemporaines et intemporelles, à la fois ancrées dans l’époque et inscrites dans la tradition des grands ébénistes. Avec ceci en plus qu’elle sont l’œuvre d’un sculpteur et d’un poète : leurs formes nous intriguent et nous touchent, tout à la fois mystérieuses, sensuelles et attirantes, à mi-chemin entre le bijou et la sculpture.

Patrice Giorda

ACTUALITÉS

Art Brussels 2026, du jeudi 23 avril au dimanche 26 avril 2026.

 

Diplômé de l’École des Beaux-Arts de Lyon à la fin des années 1970, Patrice Giorda commence très vite à exposer dans des galeries et institutions françaises et étrangères, dont le MoMA à New York en 1984, à l’occasion de l’exposition « Eight French Painters ». Ses œuvres font partie depuis les années 1980 des plus importantes collections nationales de France, entre autres le Centre Pompidou.
Dans sa peinture, puissante et contrastée, où la lumière dorée construit l’espace de la toile, la représentation symbolique de la nature ou de l’homme dépasse les simples paysages, scènes, portraits ou natures mortes : la réalité est enrichie par la mémoire et la permanence d’une quête que Giorda qualifie de « creusement de l’être ». Il accorde l’inaccordable : la beauté éclatante de la lumière et des couleurs, et la profondeur des ombres de la solitude

«Giorda semble presque reprendre ce dialogue avec la peinture du passé : « L’image, écrit-il, est toujours de l’ordre du dessin : il faut prendre le risque d’en perdre les structures et la représentation pour pénétrer dans le monde de la peinture, afin de retrouver son sujet, mais de l’intérieur cette fois. La lumière naît quand la couleur cesse d’exister pour devenir espace. » Au-delà de la volée de marches peintes ou de la petite arche de pierre nichée dans l’ombre violette, le souvenir d’un enfant se cache. Seul le peintre en connaît les détours. Et les secrets.»
Laurent Boudier, « Retour au pensionnat », 1996

Arthur Aillaud

ACTUALITES

Arthur Aillaud (né en 1973) construit son œuvre dans un va-et-vient de focales et de points de vue, comme si l’œil de l’artiste, comme un téléobjectif, alternait grands angles et gros plans. Et ces dernières années, l’entreprise d’Arthur Aillaud est une fouille. Une fouille du paysage depuis les fondations de béton de chantiers à l’abandon, jusqu’aux carrés de terre minutieusement grattés par un archéologue, exhumant avec patience le fragment d’un objet sans âge. Parfois le sol lui-même, devient le sujet du tableau, par une translation de l’aplat du sol sur le mur de l’atelier. Un pinceau laissé à terre ou une règle de fouille donnant seule l’échelle de cette image, qui pourrait aussi bien être un immense désert vu du ciel.

Rachel Labastie

EXPOSITIONS

Art Paris – Galerie La Forest Divonne du 9 au 12 avril 2026

Tout est politique ! Fondation Francès Senlis, France – 21 février au 11 avril 2026

Diseuses du silence, Espace Monte-Cristo Paris,France – 18 avril au 13 décembre 2026

Les énergies de la terre, Musée Kéramis, La Louvière, Belgique – été 2026

Rachel Labastie (née en 1978), sculptrice et performeuse, travaille la céramique, le tissage et de nombreux matériaux inhabituels tels que l’argile brute, l’osier ou les cendres. Son art est à la fois profondément ancré dans la matière et très riche sur le plan conceptuel. Par sa pratique artistique, elle poursuit la recherche d’une vérité profonde de l’humanité, enfouie parfois sous le poids de l’histoire, et souvent sous les artifices de nos vies. A travers des univers et des matières très divers, Rachel Labastie nous invite à nous plonger dans ce qui relie l’humanité, dans ce qui nous relie dans le temps à notre histoire et à notre nature.

Son travail a fait l’objet d’une importante exposition personnelle au Musée Royal des Beaux-Arts de Belgique en 2021-2022. Il a été présenté à la Maison rouge, au FRACs Auvergne, Hauts de France et nouvelle Aquitaine (MECA), au Centre d’art Le Magasin de Grenoble, Centre d’art Huarte en Espagne, au TMAG de Hobart en Tasmanie, au Bonnefantenmuseum de Maastricht, au Musée Kéramis à La louvière (BE), a l’ICEC d’Istanbul, au Château des Adhémar et au château du Rivau, à l’Espace Doual’art au Cameroun, au Musée des arts décoratifs de la ville de Paris, à la Fondation Bernard Magrez, au centre d’art le Transpalette, ou plus récemment au Centre d’art le Parvis de Tarbes, La Banque Béthune et aux hortillonnages d’Amiens.Récente monographie publiée par les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique et l’Abbaye de Maubuisson, texte de Michel Draguet.

 

Christian Renonciat

Né en 1947, Christian Renonciat étudie à la Sorbonne et obtient une licence de philosophie.
En 1969, il entre dans un atelier d’art à Antibes, où il pratique pendant six ans les métiers du bois. En 1975, il ouvre son propre atelier à Valbonne dans lequel naissent les premières sculptures. De retour à Paris, Christian Renonciat présente sa première exposition en 1978 à la galerie Alain Blondel.

Renonciat cherche à atteindre la sensualité de la perception pour éveiller la connaissance du toucher. Ses œuvres parlent à nos oreilles et à nos mains. L’intervention de l’artiste sur la matière pour arriver au modelé et au plissé exact, du papier, du plastique ou de la laine, est spectaculaire, mais Renonciat laisse le spectacle de côté, pour nous laisser tout entier au plaisir de la ligne, à la douceur de la courbe, au tremblement du pli. Le sculpteur efface toute trace de sa main, préférant entrouvrir, comme il l’écrit, «la bibliothèque prodigieuse des sensations en mémoire». Devant ses sculptures on a instantanément la sensation du papier ou de l’enveloppe au bout des doigts, avec sa légèreté, et son bruit, ou celle du carton qui se déchire; le moelleux et le rebond de la mousse, la chaleur de la laine.
Depuis 1984, Christian Renonciat parcourt une seconde voie parallèle, la création monumentale, pour laquelle il marie imaginaire et technique dans des matériaux très divers (fonte d’acier, bronze, aluminium, jardins, etc.) avec souvent la tonalité d’une archéologie onirique.
Aujourd’hui, il retrouve la matière des choses dans de grandes compositions murales de bois sculpté, telles des tapisseries de drap, de plastique, de laine, de papier ou de carton.

Son travail est régulièrement exposé en France, en Suisse, en Belgique, aux USA, au Japon, en Chine, en Corée du Sud… Certaines de ses installations se trouvent à Saumur, Tokyo, Sapporo, Atlanta, San Francisco, Monte-Carlo, Aytré, La Rochelle, Paris, Issy, Reims, Londres, Séoul, etc.

Vincent Bioulès

ACTUALITES
Art Brussels 2026, du jeudi 23 avril au dimanche 26 avril 2026.

Né en 1938, Vincent Bioulès vit et travaille à Montpellier.

Avec entre autres, Jean-Pierre Pincemin et Claude Viallat, Vincent Bioulès est l’un des fondateurs du groupe Support/Surface, l’un des derniers mouvements de l’avant-garde française, effectif au début des années 1970.

A cette période, il travaille le chromatisme en bandes verticales juxtaposées obtenues grâce à un rouleau adhésif, où l’œuvre s’émancipe de tout contenu narratif. Ses toiles témoignent d’une grande rigueur de construction et d’un travail de la matière, tour à tour lisse et légère ou épaisse et appliquée dans une touche apparente. Le milieu des années 1970 est une époque charnière dans la carrière de l’artiste qui délaisse l’abstraction pour la figuration. Loin d’être une rupture, ce changement est une évolution, une transposition des leçons abstraites vers le motif.

Les panoramas qu’il représente sont issus d’images mnémoniques, captées en plusieurs fois, à plusieurs moments de la journée, recomposées ensuite à l’atelier. Il explore la couleur et la lumière dans des compositions frontales, des formes découpées, synthétiques, inventant une complexité nouvelle. Ses œuvres témoignent de « ce qu’il y a d’irremplaçable dans l’instant » dans une recherche reflétant son passage par l’abstraction : « Ce que je fais aujourd’hui n’aurait pu exister sans l’expérience précédente de l’abstraction ».

À la suite d’une grande rétrospective en 2019 au Musée Fabre, un catalogue monographique a été publié. Celui ci est disponible sur le eshop de la galerie ICI