Tinka Pittoors (1977) est une artiste belge vivant à Anvers. Elle crée des structures baroques et colorées en époxy et en céramique, souvent mélangées à des objets du quotidien. Elle a exposé au MUKHA à Anvers, au SMAK Gent, au Musée de Leuven, au Musée aan Zee de La Haye, au BAM à Mons, au Palais d’Iéna, au Mol Kiest Kunst, au CBK Zeeland, à la Biennale de Sidney,… Les œuvres de Tinka Pittoors associent souvent la joie évidente de la couleurs et des objets à une violence sous-jacente subtile. On pense à l’univers disruptif d’Alice au pays des merveilles, pour l’ambiance, tandis que Niki de Saint Phalle est une référence intéressante pour ces surprenants sculptures aux couleurs vives, avec une touche naïve, mais transmettant une profonde sensibilité aux sujets principaux de notre époque.
La monographie publiée à l’occasion de l’exposition « Les Voyageurs » au Château de Seneffe. Disponible sur notre E-shop.

Actualités
Art Brussels 2026, du jeudi 23 avril au dimanche 26 avril 2026.
Ronan Barrot, né en 1973, est peintre. Il entre en 1991 à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris, d’où il sort en 1997 avec les félicitations du Jury. En 2001, la galerie Trafic organise sa première exposition individuelle, « Cataractes ». En 2006, il expose ses peintures au musée Marc Chagall à Nice. A partir de 2007, c’est la galerie Claude Bernard qui le représente. Elle lui consacre de multiples expositions, tant collectives que personnelles, et le présente dans maintes manifestations (FIAC, BRAFA, Art Paris) comme dans d’autres galeries. Nombre de ses œuvres, entrées déjà dans d’importantes collections privées aussi bien en France qu’à l’étranger, figurent aujourd’hui dans celles de musées nationaux : Musée d’Art moderne de la ville de Paris, Musée d’art moderne et contemporain de la ville de Strasbourg, Fondation MAEGHT à Saint Paul de Vence, FRAC Ile-de-France Le Plateau, FRAC Auvergne, etc.
Ronan Barrot se reconnaît quelques influences profondes : entre autres maîtres, Goya et Courbet, desquels il dérive sa matière, sa lumière, son jeu de la couleur réinventée et sa passion pour le contraste des teintes sombres et claires. Tout à la fois portraitiste, paysagiste et peintre de vanités, tantôt nostalgique, toujours visionnaire, illusionniste parfois, il maîtrise tous les genres, qu’il entremêle avec bravade mais toujours avec justesse.
Samuel Yal expose en France, en Espagne, en Italie et en Belgique. Résident de la Casa Velasquez, à Madrid de 2015 à 2016, il a reçu le Prix de sculpture de l’Institut de France en 2016 et le Grand Prix de l’Institut Bernard Magrez en 2017. Il a exposé au Musée des Arts Décoratifs de Paris, au Musée Dobrée, à l’Abbaye de Fontevraud et à la Fondation Boghossian. Son œuvre monumentale « Prologue », a ouvert le parcours de l’exposition Aux Frontières de l’Humain, au Musée de l’Homme, (Paris) en 2021.
Chez Yal on trouve souvent le fragment. Les corps et les visages sont malmenés : pris sur le vif d’une profonde mutation. Certaines pièces présentent simplement un amas de coraux et de lichens, ici une oreille, là le bout d’un sein : Samuel Yal dit que c’est ce qu’on trouverait à l’intérieur d’une de ses sculptures si on la cassait. Restes d’une vie passée ou premiers éléments, matrices, d’une autre, en cours de recomposition ? Parfois – comme si l’on avait devant soi l’arrêt sur image d’une explosion, sort d’un visage une marée de ces petits morceaux de vie aussi bien humaine que végétale. Là-bas, des têtes calcinées s’échappent et se dissolvent vers le ciel. Plus loin une tête brisée est recollée à la feuille d’or, comme ces céramiques japonaises cassées dont la restauration ne cherche pas à masquer la fêlure mais au contraire à la magnifier.
ACTUALITES
Lauréates du programme « Tandem » du Grand Paris Express pour la création d’une œuvre permanente dans l’une des futures stations de métro en collaboration avec l’architecte Thomas Richez, sous la direction de José-Manuel Gonçalvès.
Palace Odyssée, exposition sur les quais de la station du métro parisien Champs-Élysées Clemenceau, jusqu’en 2025.
Lauréates pour la création de deux affiches artistiques pour les Jeux olympiques et Paralympiques de 2024.
Elsa Parra (née en 1990) et Johanna Benaïnous (née en 1991) collaborent depuis 2014 sous le nom de duo Elsa & Johanna.
Travaillant à la croisée de la photographie, de la performance et de la vidéo, elles réalisent depuis leur rencontre des récits visuels dont elles sont les interprètes. Le recours à l’autofiction, au cœur de l’œuvre d’Elsa & Johanna, leur permet de mettre en scène des personnages affranchis de leur propre identité, interrogeant au passage l’individu contemporain, les notions de représentation de soi et d’anonymat.
Leur travail a été exposé au Salon de Montrouge (2016), au MAC/VAL, à Paris Photo et au Festival d’Hyères (2019). En 2020, elles sont finalistes du Prix Découverte Louis Roederer des Rencontres d’Arles, elles entrent dans la Collection d’art contemporain de la Société Générale, elles réalisent une commande carte blanche pour le Palais de la Découverte et elles font partie de l’exposition «Staging Identity» au MathildenhöheInstitut à Darmstadt aux côtés de Pipilotti Rist et Cindy Shermann.
Leurs photographies font partie, entre autre, des collections du CNAP, du Fond d’Acquisition d’Art Contemporain de la ville de Paris et de la Société Générale.
En 2021, les artistes réalisent leur première exposition rétrospective intitulée « The plural life of identity » à la Städtische Galerie de Karlsruhe en Allemagne. En 2022 Elsa & Johanna ouvrent la Saison au Studio de la MEP à Paris avec une exposition consacrée à leur dernier projet The Timeless Story of Moormerland réalisé en Allemagne.
Diplômé DEFA d’Architecture en 1996 et de l’École des Gobelins de Paris en 1998, Jérôme Bryon devient très vite photographe de nature morte pour de nombreux magazines et réalise ses premières séries personnelles. Influencé à la fois par l’architecture et le constructivisme russe, Bryon est dans un premier temps hanté par des images aux lignes structurées. Dés ses premières séries, il établit un travail photographique à la chambre avec une concentration sur le détail et son abondance, jusqu’à créer des images où le spectateur se perd dans un « all over » fragmenté.
Déjà dans la série 98 % de 2004, les bases de son travail sont posées. Loin des considérations conceptuelles ou performatives, Jérôme Bryon utilise des protocoles afin de « prendre le temps de mieux voir ». Il entreprend dix séjours d’une semaine dans les Alpes pendant trois ans, l’objectif étant de retrouver l’essence de la satisfaction ressentie face aux montagnes. Il compose avec ce qu’il appelle « la densité de matière ». Avec une approche plus constructiviste, Jérôme Bryon arrache au réel ses « sculptures » quotidiennes, anodines, qu’il isole afin de mieux révéler leur potentiel structurel, leur réalité abstraite.
Pour les séries qui suivront, Posture, Windows, Sous-Œuvre et Grand Sud, la composition de l’image s’affirme et les constructions abstraites se confirment. Photographiant des chambres d’hôtels à moins de 40 €, des intérieurs de maisons, des chantiers ou encore des centres commerciaux, Bryon observe et fait passer la forme au statut de sujet, transformant le banal réel en exceptionnel.
Avec la série Sous-Paysages datant de 2024, Jérôme Bryon retourne dans l’immensité de la montagne et se penche à nouveau sur la matière brute, jouant avec les lignes et les échelles, rendant l’invisible visible.
Finalement, le détail ne serait-il pas le sujet principal de l’œuvre de Jérôme Bryon ?
Actualités
Jean-Bernard Métais développe des projets dans l’espace public depuis le début des années 80. La plupart de ses oeuvres est le résultat de commandes publiques, soit issues de concours internationaux, soit de «carte blanche». « Mon travail sculptural est essentiellement basé sur l’expérimentation des lieux que j’investis. Les éléments que je mets en oeuvre ne tentent aucune explication des lieux mais cherchent à créer une résonance et une connexion sensorielle entre les hommes et leur environnement. »
Depuis les années 80 jusqu’à ses travaux récents, on retrouve des thèmes récurrents dans la dé marche artistique de Jean-Bernard Metais : le fixe et l’aléatoire ainsi que la fragilité du temps. Selon les besoins propres à chaque projet, il explore et expérimente les matériaux qui seront les plus aptes à servir son projet. Ainsi l’acier inox, le bronze, l’aluminium, le verre, et le bois font partie de ses medium tout comme le sable, le vent et la lumière.
« Ce qui anime les recherches de Jean Bernard Métais est d’inventer des objets qui auraient la capacité d’incorporer des énergies à l’œuvre, permettant ainsi de visualiser les métamorphoses incessantes des choses. C’est ainsi que, par exemple, dans le miroir d’un sablier immense, l’envers du plan montre le sable qui, mis en mouvement, agit sur sa forme, et y creuse au fur et à mesure de son épuisement des rimes, sortes de contre-formes, comme si la désagrégation du volume en s’accomplissant révélait un pentacle dont la géométrie serait le sortilège. Le regard est alors retenu, fasciné par le spectacle des transformations simultanées du sable, qui en changeant de plan se liquéfie, bâtit des pyramides ou écrit des mots selon une nécessité soigneusement calculée par l’artiste. Bien sûr, sans que l’esprit ait besoin de le formuler, le sable dit le temps et recueille les évènements géologiques, les vies animales, végétales dont l’arène n’est que le dépôt avant que ses grains ne s’accolent à nouveau et entreprennent par cette concaténation un nouveau cycle qui démentira le titre que l’artiste donne à ces temps impartis puisque, chacun d’entre eux, déclos justement le cercle du temps. »
Texte de Jean de Loisy (extrait «Les chambres sensorielle de Jean-Bernard Métais»)