Exposition personnelle
Vernissage
jeudi 07 mai 2026
La Galerie La Forest Divonne se réjouit de présenter une importante exposition personnelle de Christian Renonciat, la première dans son nouvel espace, au 130 avenue Louise.
Ce sera l’occasion pour l’artiste de célébrer les 50 ans de sa première exposition (Antibes, 1976), à travers une trentaine de sculptures récentes. Elles témoigneront de toute cette délectation du monde que Renonciat savoure à travers ses œuvres et qu’il propose au public de savourer avec lui : le plaisir des choses simples, familières, quotidiennes, rendues avec une extrême sophistication.
Renonciat est un virtuose du bois, il lui fait dire tout ce qu’il veut, l’emmène où cela lui chante : couverture, bâche, carton, papier, enveloppe… Tout paraît possible et simple, car lorsqu’on se trouve devant ses œuvres, la complexité technique disparaît pour nous laisser tout entiers à la poésie de l’œuvre. Avant de se consacrer à son art, Renonciat a étudié la philosophie à la Sorbonne. C’est un épicurien, au sens philosophique du terme : qui cherche le bonheur dans les plaisirs simples de la vie. Ici, cela passe par le moelleux de la laine, le reflet d’un vernis, le pli d’un carton, comme un paysage (Carton Paysage, trait bleu, 2024, tilleul, 80 x 118 x 6 cm – illustration p.2). Les sculptures de Renonciat sont des poèmes, parfois sonores, tant on jurerait entendre le papier qu’on froisse, en jetant les yeux sur le Grand Froissé (2023, tilleul, 82 x 135 x 6 cm – illustration p.2).
Récemment, Renonciat a complété l’univers des matières-sujets qu’on lui connaît par des sculptures presque abstraites, où seul importe le plaisir des courbes et des surfaces : c’est la série des « Sables », comme des dunes vues du ciel, sur lesquelles la main rêve de passer, ou ces sculptures à la merveilleuse laque bleue, qui rappellent la surface de la mer, avec leurs transparences et leurs zones d’ombre. Elles dialogueront à la galerie avec quelques laques d’un noir profond qui réfléchissent toutes les lumières qui les entourent.
À discuter avec l’artiste dans son atelier, il cite quelques mots d’un poème d’Aragon : « la caresse d’être ». Le plaisir mystérieux de vivre, de jouir du monde, de respirer, de toucher. Christian Renonciat nous fait voir « la peau des choses » et sentir comme elles vivent.
Jean de Malherbe













